vendredi 5 janvier 2018

Vents


 
« ... C'étaient de très grands vents sur la terre des hommes -- de très grands vents à l'œuvre parmi nous,
       Qui nous chantaient l'horreur de vivre, et nous chantaient l'honneur de vivre, ah! nous chantaient et nous chantaient au plus haut faîte du péril,
       Et sur les flûtes sauvages du malheur nous conduisaient, hommes nouveaux, à nos façons nouvelles. »
 
Saint-John Perse, Vents, IV, 6.


9 commentaires:

  1. Le vent a tout emporté .... non, il reste ces mots de Saint-John Perse qu'il est bon de retrouver dans la tempête qui fait rage sur notre terre... merci pour cette belle image, le regard tourné vers les sommets des arbres qui caressent le ciel au milieu des nuages....

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    1. Il n'y a pas de véritable paysage sans arbres.

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  2. Les arbres pour la plupart bien droits s'en sortiront...

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  3. Merci Jeandler, pour cet extrait de ce poème, que j'aime et qui me parle entre tous.

    « C'étaient de très grands vents sur toutes faces de ce monde,
    De très grands vents en liesse par le monde, qui n'avaient d'aire ni de gîte,
    Qui n'avaient garde ni mesure, et nous laissaient, hommes de paille,
    En l'an de paille sur leur erre...
    »

    Saint-John Perse a composé Vents en 1945, pourtant le souffle de son poème me semble s'appliquer à notre époque si tourmentée.

    Mes meilleurs vœux pour 2018, chance à tout instant, bonheurs au jour le jour et santé toujours.

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    1. Merci Tilia; vers toi, mes meilleurs vœux.
      « Nous passons, et nos ombres... De grandes œuvres, feuille à feuille, de grandes œuvres en silence se composent aux gîtes du futur, dans les blancheurs d'aveugles couvaisons. Là nous prenons nos écritures nouvelles, aux feuilles jointes des grands schistes... » Saint-John Perse, Vents,II.

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