samedi 31 août 2019

Dahlias

               "Le dahlia met se cocarde
              Et le souci sa toque d'or..."
            (Théophile Gautier, Les derniers beaux jours.)






   J'aime de longtemps les dahlias.

   Ils garnissaient le jardin à fleurs de ma grand-mère. Des mauves, à grandes faces violettes et de plus petits qu'elle disait à pompons et que l'on retrouvaient dans tous les autres jardins alentours. Elle en faisait des bouquets que nous portions au cimetière.

   Lorsque mon père repris la main au jardin, il a gardé la collection et l'augmenta bientôt de "décoratifs" et de "cactus". Je me souviens d'un 'Soleil', joufflu et à la tête si lourde que parfois la tige cassait si l'on ne la tuteurait pas à temps.




   Au printemps, les jeunes pousses qui se développaient sur les tubercules conservés pendant l'hiver à la cave étaient prélevées et bouturées dans de petits godets de terre. Ceci lui permettait de multiplier sa collection une fois les jeunes plants portés en pleine terre. Dès la formation des premières tiges florales, mon père supprimait les boutons surnuméraires autour du principal et obtenait ainsi sur chaque tige une fleur unique et volumineuse.




   À l'aide de son ancien Kodak à soufflet que j'avais modifié pour réaliser de gros plans, ce furent avec mes chats mes premières tentatives en photographie...

   Lorsque à mon tour,bien des années plus tard, j'ai pris soin du jardin, la collection  était depuis perdue et toutes mes tentatives d'acclimatation de dahlias nouveaux se sont soldées par quasiment des échecs. La terre était sans doute épuisée et ces plantes sont si gourmandes en eau...




   Alors, je me plais à visiter, en fin d'été, les collections des jardins des parcs des villes pour faire quelques images...



    

mardi 6 août 2019

La belle estivale



    La Loire ici, en été, abandonne la moitié   de son lit




   Le courant principal jusque là longeait la   rive droite



   mais brusquement change de rive. Le flot   s'accélère et creuse le fond. De placide,le   fleuve devient furieux



   se heurtant à une barre rocheuse



   et gagne alors l'autre rive.

 En ce mois d'août débutant,la Loire serait-   elle à son plus bas ?



 © jeandler 2019



dimanche 24 mars 2019

De près, de loin, le châtaignier

   Était-ce l'éclairage sur fond de nuée lointaine, je n'avais jamais remarqué l'arbre, imaginé la présence d'un tel monument en ce lieu où bien des fois j'étais passé, sans m'arrêter il est vrai, chaque fois en été plutôt qu'en hiver tel que je le découvrais à l'instant dans sa nudité d'arbre, des branches blanchies et mortes pointées vers le ciel jaillissant d'un tronc puissant mais lui bien vivant encore comme je le constatais en m'approchant, foulant les feuilles sèches tombées à son pied et remarquant des rejets vigoureux à la peau lisse et claire qui s'en élançaient ? Il était là, seul, puissant, riche de son passé séculaire, triomphant du temps.







mercredi 20 juin 2018

Nature



   Au bord du chemin, je ne cesse de me réjouir de toute cette verdure. La nature rapidement prenant ses aises loin de la faux et de la main du jardinier...



samedi 2 juin 2018

Sauvage



Prairie bourdonnante
marguerites blanches et herbes folles
salsifis  en fleurs chandelles
gentes ailées en myriade
une fermentation intense
la prairie ronronnante
que le vent t'épargne !



jeudi 31 mai 2018

samedi 17 février 2018

Prédateurs and Co


       « ... Voici déjà des dizaines de milliers d'années, quand nos ancêtres essaimèrent de l' Afrique de l' Est vers les quatre coins de la terre, ils changèrent la flore et la faune des continents et des îles où ils se fixèrent. Ils poussèrent à l'extinction toutes les autres espèces humaines du monde, 90 % des grands animaux d' Australie , 75 % des grands mammifères d'Amérique et près de 50 % des grands mammifères terrestres de la planète - tout cela avant même d'avoir planté le premier champs de blé, façonné le premier outil de métal, écrit le premier texte ou frappé la première monnaie. »

Yuval Noah Harari, Homo deus, Albin Michel, 2017, p 88.

L'avenir deviendra désormais un fantôme qu'aucun souffle n'habitera plus. Une planète morte.