samedi 30 mars 2013

vieil arbre (1)



Son cœur à nu

a cessé de battre

De profundis



26 commentaires:

  1. Plaisir de te retrouver.
    Pauvre arbre, il a été bien rongé de l'intérieur.
    Bon week-end.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. > Tanette, à l'origine un chêne à tronc double devenu puissant mais avec l'âge rongé de l'intérieur.

      Supprimer
  2. Je ne sais comment interpréter tes mots, les symboles sont forts mais chez moi la chute (et pas que des cheveux) est un motif d'angoisse et de recueillement ? Peur de trop bien comprendre et d'être impuissant, je me réfugie dans le silence.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. > Thierry, le grand âge est un problème pour tous et ici, par mesure de précaution, la scie a œuvré, l'arbre fauché.

      Supprimer
  3. Je ne vois pas la photo
    mais tes mots me touchent
    en plein coeur

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. > Mémoire du silence, de ces chênes, il y en avait tout autour de cette propriété. Abandonnée, le château a été squatté, brûlé et démantelé. La ceinture de chênes, aujourd'hui vénérables, suivra le même chemin...

      Supprimer
  4. Les images et les mots parlent avec force et je ressens à travers eux une profonde douleur expliquant ce long silence, j'aimerai qu'ici tu trouves des mots de réconfort.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. > Monique, les mots expliquent tout comme ils dissimulent. Lire, dit-on, entre les lignes.Merci, Monique, de tes mots.Le renouveau est espéré malgré le froid persistant.

      Supprimer
  5. Réponses
    1. > Michel, le cycle naturel. Héraclite l'a , il y a bien longtemps, remarqué qu'en ce monde tout change.

      Supprimer
  6. Réponses
    1. > Michel, on peut toujours faire ce vœu ...

      Supprimer
  7. Un retour un peu tristounet mais un retour que nous attendions!!!
    Le pauvre arbre était déjà bien malade...
    Bon week-end !!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. > Enitram, bien malade, certes, et, aujourd'hui, on n'a aucune pitié pour les canards boiteux ! Je crois qu'il aurait pu tenir encore de nombreuses années mais les "experts" en ont décidé autrement. Les experts qui font la loi !

      Supprimer
  8. On ne peut s'empêcher de lui montrer du respect.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. > Thérèse, il le mérite. Une rangée de chênes magnifiques, deux fois centenaires pour le moins. Magnifiques en automne, roux, cuivrés au soleil couchant, resplendissants.

      Supprimer
  9. Seul à marcher
    dans la forêt,
    j'écoute, hors des
    saisons, le vent.

    J'entends au loin
    des sons de cloches
    montant du mont
    vers les hauteurs.

    De qui la voix
    à nouveau là ?
    De qui la voix
    à nouveau là ?

    Vent du lointain
    cloches du mont,
    où dois-je aller
    dans la forêt ?


    T'ang Ch'i (1920-1990)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. > Merci Tilia de ce poème de T'ang Ch'i. En regard, ces strophes d'Émile Verhaeren :

      L'hiver, les chênes lourds et vieux, les chênes tors,
      Geignant sous la tempête et projetant leurs branches
      Comme de grands bras qui veulent fuir leur corps,
      Mais que tragiquement la chair retient aux hanches,

      Semblent de maux obscurs les mornes recéleurs ;
      Car l'âme des pays du Nord, sombre et sauvage,
      Habite et clame en eux ses nocturnes douleurs
      Et tord ses désespoirs d'automne en leur branchage.

      Les vieux chênes

      Supprimer
  10. Bonheur de vous retrouver ici et retour en peine devant l'arbre couché (on dirait presque une forme humaine )
    "Les arbres de l'infini douleur
    les nuages de l'infinie joie
    se donnent parfois signe de vie
    à la lisière du vaste été"
    François Cheng le livre du vide médian

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. > Arlettart, j'aime les mots de Cheng. À leur suite, poursuivons la lecture des Vieux chênes de Verhaeren :

      Oh ! leurs plaintes et leurs plaintes, durant la nuit
      D'abord, lointainement, douces et miaulantes,
      Comme ayant joie et peur de troubler, de leur bruit,
      Le sommeil ténébreux des campagnes dolentes,

      Puis le désir soudain où la terreur se joint
      Quand la tempête est là, hennissante et prochaine,
      Puis le râlement brusque et terrible, si loin
      Que les bêtes des grand'routes hurlent de haine

      Ou se couchent, là-bas, dans les sillons, de peur,
      Puis un apaisement sinistre et despotique,
      - Une attente de glaive et d'ombre et de fureur, -
      Et tout à coup la rage énorme et frénétique,

      Supprimer
  11. Permettez-moi de reprendre votre citation en bandeau :
    "La nature n'est pas en surface, elle est en profondeur" Paul Cézanne

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. > Tania, et quand le cœur est atteint on ne peux attendre grand chose de la vie...

      Verhaeren, encore, l'exprime magnifiquement en ces deux strophes :

      Oh ! les chênes ! Oh ! les mornes suppliciés !
      Et leurs pousses et leurs branches que l'on arrache
      Et que l'on broie ! Et leurs vieux bras exfoliés
      A coups de foudre, à coups de bise, à coups de hache !

      Ils sont crevés, solitaires ; leur front durci
      Est labouré ; leur vieille écorce d'or est sombre
      Et leur sève se plaint plus tristement que si
      Le dernier cri du monde avait traversé l'ombre.

      Supprimer
  12. Tant de fois notre coeur est comme l'interieur de cet arbre
    et nous devons mantenir l'aplomb.
    J'ai pensé beaucoup à toi quand en passant pour la route à Bordeaux,
    j'ai lis : Orléans!
    Une envie de dire :
    Arrête!
    Je veux voir mon ami Pierre, voir si il est bien, s'il est sorti de l'arche!
    Et Orléans est restée au chemin et le bus s'est en allé avant ...
    Bon courage, Pierre! Mes meilleures pensées vers toi.
    Je suis déjà au Brésil, il a été un bon voyage, mais je me sens lasse, très lasse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. > Neyde, le voyage projeté est accompli ? J'espère que tu en a eu grande satisfaction même si Orléans n'est resté qu'un nom sur un panneau indicateur. Merci de tes mots qui me touchent. Remets-toi de ta fatigue. Ce sera peut-être pour une autre fois la visite des bords de Loire.

      Supprimer
  13. Poignantes lectures au fil des commentaires.

    RépondreSupprimer
  14. Bonjour Pierre.
    Réconfort dérisoire, je me dis que le vide en son coeur servira de niche (pour insectes, petits animaux) ...

    RépondreSupprimer