> Pensées au fil de l'eau, la vigne conquérante, tentaculaire . Au soleil de l'après-midi, elle se plaît et s'installe et déjà laisse poindre ses bourgeons.. Comme le mur doit chanter en automne !
> Et alors là, je t'ai gâté Michel ! Je t'attendais au tournant. Au nord de la Loire, on dit plutôt des chasse-roues mais j'aime bien tes boutte-roues qui m'ont montré la route. Des chasse-roues de rue...
> Nicole, toute une histoire que ce vocable. A l'origine, un monticule artificiel ou renforcé. Au coin Sud-Est de la muraille de la troisième enceinte de la ville, sous louis XI, pour y installer un poste d'observation et quelque artillerie en bord de Loire. D'où le terme de Motte. Quant au " Sanguin ", nous en reparlerons tantôt...
> Philippe Bullot, rien de plus aisé que de trôner sur eux, ils n'ont pas d'ornement sommitaux comme certains en sont munis au préjudice des fonds de culottes...
À les voir ainsi disposés symétriquement de part et d'autre de portes qui ne sont en aucune façon cochères, ces boute-roues me paraissent avoir, outre leur fonction de chasse-roues, une visée décorative...
> Tilia, sans aucun doute. Une réutilisation. les pierres sont assez bien conservées et elles encadrent parfaitement les marches qui permettent ou permettaient d'accéder aux portes...
Sur les murs elles courent Entrelacs et pas de danse Jusqu'aux portes côté cour Belles allures sur les murs Les vignes vierges se prélassent Leurs garde-corps bien placés Préservant l’angle des murs Et les encadrements des portes Les boutte-roues les protègent Des agressions des essieux Ou autres monstres mécaniques Qui traversent les époques.
> Monique, passant dans cette modeste rue, le plus souvent déserte et sans porte de garage, on se sent comme dans un autre monde qui fleure bon sa province malgré les transformations récentes subies dans sa partie gauche...
Marque du temps écoulé, la vigne vierge a obstrué la porte grise plus efficacement que l'auraient fait des toiles d'araignée. En été, cette porte doit être totalement indécelable...
Lorsque je clique sur ta photo je crois comprendre qu'il y en a trois sur ta note du jour, cependant je n'en vois qu'une celle-ci : http://3.bp.blogspot.com/-tKToJlM0x-A/TzKOoJW51XI/AAAAAAAAAes/wOPQRhyP65k/s1600/01.02.2012+la+Motte+Sanguin,etc+018.JPG
quelle était l'utilité de ces deux plots de pierre encadrant la porte ?
> Mémoire du silence, toujours cette malchance qui tend à devenir malédiction ! Effectivement, trois images se succèdent. D'abord, une image de la rue avec un alignement de chasse-roues le long du mur, type de chasse-roues assez rarement conservé. Ensuite, une porte plus qu'agée envahie par la vigne-vierge et enfin cette porte en bleu flanquée de deux chasse-roues que tu as réussi à voir. Ceux-ci, en cet emplacement, sont bien évidemment inutiles et ne jouent qu'un rôle dans la décoration faisant un beau rempart de part et d'autre des deux marches.
> JEA, je ne suis pas un touriste et je passe curieux d'en rencontrer un. Manque de chance ou bonheur, pas même un chat ! Seul, joyeusement seul : la rue m'appartient !
Dès le titre, je me questionnais sur le vocable " Sanguin " (pour Motte, je connaissais, au sujet de villes et villages). Ta réponse à Nicole T m'engage à patienter ... Ce que je fais en rêvant devant ces deux portes closes.
> Monique, en fait il faudrait lire la Motte Sans Gain. Pour cela remontons au temps de la Ligue (1575-1594). De ce lieu, sur cette motte de terre, un fortin a été élevé pour surveiller le trafic sur la Loire, en particulier le trafic des armes et des munitions. Mais plusieurs îles encombrent le lit du fleuve et les bâteaux se frayent un passage, juste en face, rive gauche, à l'abri de ces îles encombrées d'arbres. Et nos guetteurs en sont pour leur frais. Les Orléanais qui ont de l'esprit, ont ainsi baptisé la butte, la Motte Sans Gain que l'usage a perverti en " sanguin " sans pour autant qu'il y ait eu le moindre goutte de sang de répandu...
C'est midolu ... ;-) Mais ce n'est pas grave, et je te remercie pour la réponse ; je n'aurais pas envisagé cette explication bien que les " détournements " phonétiques aient à certaines époques été fréquents. Bon après-midi, Pierre.
> Midolu, c'est ce que l'on raconte au sujet de ce détournement sémantique amusant... Mais l'histoire ne peut s'arrêter là et c'est encore plus drôle !
D'après l'abbé Louis Gaillard (dans son Histoire des noms des rues d'Orléans), le nom " Motte Sanguin " a été donné au XIXè siècle en référence à " un évêque de la ville, Antoine Sanguin (de 1534 à 1550) qui possédait des terrains d'alentours " alors que l'on disait et écrivait "la Motte Sans-gain " jusqu'alors !
où je me verrais bien, rêvant, me demandant ce qu'il y a derrière ces portes, et puis invitée à entrer, peut être chez la bleue
RépondreSupprimer> Brigetoun, les deux portes sont voisines et si elles s'ouvraient sur le même jardin comme je suis tenté de la croire, tu serais comblée !
SupprimerLa nature reprend ses droits
RépondreSupprimerle bleu en lumière
la vie humaine ressurgit
> Pensées au fil de l'eau, la vigne conquérante, tentaculaire . Au soleil de l'après-midi, elle se plaît et s'installe et déjà laisse poindre ses bourgeons.. Comme le mur doit chanter en automne !
SupprimerBoute-roues : c'est jeandler qui s'y met !
RépondreSupprimer> Et alors là, je t'ai gâté Michel ! Je t'attendais au tournant. Au nord de la Loire, on dit plutôt des chasse-roues mais j'aime bien tes boutte-roues qui m'ont montré la route. Des chasse-roues de rue...
SupprimerRien que le nom de cette rue laisse rêveur, sinon songeur...
RépondreSupprimeret la porte qui reste close cache surement la raison de ce mystère....
;-)
> Nicole, toute une histoire que ce vocable. A l'origine, un monticule artificiel ou renforcé. Au coin Sud-Est de la muraille de la troisième enceinte de la ville, sous louis XI, pour y installer un poste d'observation et quelque artillerie en bord de Loire. D'où le terme de Motte. Quant au " Sanguin ", nous en reparlerons tantôt...
SupprimerEnfant, ces chasse-roues nous servaient de trônes et nos royaumes étaient à peine plus vastes qu'un mouchoir...
RépondreSupprimer> Philippe Bullot, rien de plus aisé que de trôner sur eux, ils n'ont pas d'ornement sommitaux comme certains en sont munis au préjudice des fonds de culottes...
SupprimerLa rue de la Motte Sanguin reléguée SDF plus de ressource pour affronter le mal qui la ronge.
RépondreSupprimer> Gérard, une petite rue, quelques numéros sans plus, mais pas exangue ...
SupprimerÀ les voir ainsi disposés symétriquement de part et d'autre de portes qui ne sont en aucune façon cochères, ces boute-roues me paraissent avoir, outre leur fonction de chasse-roues, une visée décorative...
RépondreSupprimer> Tilia, sans aucun doute. Une réutilisation. les pierres sont assez bien conservées et elles encadrent parfaitement les marches qui permettent ou permettaient d'accéder aux portes...
SupprimerSur les murs elles courent
RépondreSupprimerEntrelacs et pas de danse
Jusqu'aux portes côté cour
Belles allures sur les murs
Les vignes vierges se prélassent
Leurs garde-corps bien placés
Préservant l’angle des murs
Et les encadrements des portes
Les boutte-roues les protègent
Des agressions des essieux
Ou autres monstres mécaniques
Qui traversent les époques.
> Monique, passant dans cette modeste rue, le plus souvent déserte et sans porte de garage, on se sent comme dans un autre monde qui fleure bon sa province malgré les transformations récentes subies dans sa partie gauche...
SupprimerMarque du temps écoulé, la vigne vierge a obstrué la porte grise plus efficacement que l'auraient fait des toiles d'araignée. En été, cette porte doit être totalement indécelable...
RépondreSupprimer> Tilia, en été, un charmant rideau qui protège du soleil et quelles couleurs en automne !
SupprimerLorsque je clique sur ta photo je crois comprendre qu'il y en a trois sur ta note du jour, cependant je n'en vois qu'une
RépondreSupprimercelle-ci :
http://3.bp.blogspot.com/-tKToJlM0x-A/TzKOoJW51XI/AAAAAAAAAes/wOPQRhyP65k/s1600/01.02.2012+la+Motte+Sanguin,etc+018.JPG
quelle était l'utilité de ces deux plots de pierre encadrant la porte ?
beau WE
> Mémoire du silence, toujours cette malchance qui tend à devenir malédiction !
SupprimerEffectivement, trois images se succèdent. D'abord, une image de la rue avec un alignement de chasse-roues le long du mur, type de chasse-roues assez rarement conservé. Ensuite, une porte plus qu'agée envahie par la vigne-vierge et enfin cette porte en bleu flanquée de deux chasse-roues que tu as réussi à voir. Ceux-ci, en cet emplacement, sont bien évidemment inutiles et ne jouent qu'un rôle dans la décoration faisant un beau rempart de part et d'autre des deux marches.
des chasse-marée efficaces : les flots de touristes clic-clac ne s'y risquent pas
RépondreSupprimer> JEA, je ne suis pas un touriste et je passe curieux d'en rencontrer un. Manque de chance ou bonheur, pas même un chat ! Seul, joyeusement seul : la rue m'appartient !
Supprimerc'est joli
RépondreSupprimerquand une belle porte
elle engage à entrer
> Annick, une invitation à entrer, à condition d'avoir la clé et d'écarter les pampres de la vigne.
SupprimerDès le titre, je me questionnais sur le vocable " Sanguin " (pour Motte, je connaissais, au sujet de villes et villages). Ta réponse à Nicole T m'engage à patienter ...
RépondreSupprimerCe que je fais en rêvant devant ces deux portes closes.
> Monique, en fait il faudrait lire la Motte Sans Gain. Pour cela remontons au temps de la Ligue (1575-1594). De ce lieu, sur cette motte de terre, un fortin a été élevé pour surveiller le trafic sur la Loire, en particulier le trafic des armes et des munitions. Mais plusieurs îles encombrent le lit du fleuve et les bâteaux se frayent un passage, juste en face, rive gauche, à l'abri de ces îles encombrées d'arbres. Et nos guetteurs en sont pour leur frais. Les Orléanais qui ont de l'esprit, ont ainsi baptisé la butte, la Motte Sans Gain que l'usage a perverti en " sanguin " sans pour autant qu'il y ait eu le moindre goutte de sang de répandu...
SupprimerC'est midolu ... ;-) Mais ce n'est pas grave, et je te remercie pour la réponse ; je n'aurais pas envisagé cette explication bien que les " détournements " phonétiques aient à certaines époques été fréquents.
RépondreSupprimerBon après-midi, Pierre.
> Midolu, c'est ce que l'on raconte au sujet de ce détournement sémantique amusant... Mais l'histoire ne peut s'arrêter là et c'est encore plus drôle !
SupprimerD'après l'abbé Louis Gaillard (dans son Histoire des noms des rues d'Orléans), le nom " Motte Sanguin " a été donné au XIXè siècle en référence à " un évêque de la ville, Antoine Sanguin (de 1534 à 1550) qui possédait des terrains d'alentours " alors que l'on disait et écrivait "la Motte Sans-gain " jusqu'alors !
> je ne viens seulement que de réaliser, Midolu ! Oui, c'est c'est toi.
SupprimerA toutes deux, Midolu et Monique, je présente mes excuses. Je deviens de plus en plus tête-en-l'air...
Pas de problème ! Surtout qu'en " vrai ", mon prénom, c'est Dominique ! Il y a aussi des ressemblances.
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