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jeudi 31 mai 2018

Fin mai


Du ciel la lumière ne viendra
la nuée porte la pluie
 éplorées les roses 
n'en peuvent plus
 
 
 

mercredi 3 janvier 2018

Tempête


 
Premiers jours de l'année sous le vent
 
Défilent les nuages,
le drapeau de la mairie s'effiloche
mes pensées au fil du vent

samedi 30 avril 2016

Champ jaune en bordure d'un bois

   Le rideau s'ouvre - un cadrage s'offre naturellement entre deux arbres et un chemin fuyant vers la gauche...



Au loin, une bande de couleur vive illumine la scène, un trait de souffre entre la rampe herbeuse et verte et l'orée sombre en toile de fond...



Levez les yeux, s'il-vous-plaît, vers le ciel, les nuages l'animant, descendant des cintres...



Serait-ce cela un théâtre de verdure ?







mardi 19 janvier 2016

l'aurais-je inventé...




L'aurais-je donc inventé, le pinceau du couchant
sur la toile rugueuse de la terre,
l'huile dorée du soir sur les prairies et sur les bois ?

C'était pourtant comme la lampe sur la table avec le pain.

Philippe Jaccottet, Pensées sous les nuages, Éditions Gallimard, 1983, p 29.

mardi 21 juillet 2015

Théâtre



     Le ciel n'est pas tant opératique en lui-même que du fait de celui qui l'observe. Les nuages qui le parcourent et parfois l'obscurcissent ne sont que vapeurs volatiles. C'est le faiseur d'images qui en cadrant donne l'illusion d'une action qui lui échappe. Le ciel n'existe alors non pas en tant que théâtre que parce qu'il - le preneur d'image - le veut théâtral. Le ciel n'existe que par lui au moment de la prise de vue. Il n'en n'est que le metteur en scène pour un instant bref, ses personnages ne faisant que passer, lui échappant aussitôt, le fuyant, moqueurs et insaisissables. Un théâtre de l'éphémère, un théâtre d'ombre, d'illusion pure.
    Dans ce drame, l'action se joue dans les cintres, très haut, au seul caprice des vents. Et le photographe l'ignore.




" J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages ! "

Charles Baudelaire









lundi 2 février 2015

Chanson d'aube, pour Julius Baltazar




À travers les grands arbres
le ciel a rajeuni

Brouillard dans la vallée
pâleur sur les sommets

L'étoile du Berger
allume son fanal

Les nuages en sari
comparent leurs moirures

Le soleil a trouvé
la couleur qu'il cherchait


Michel Butor, Poésie au jour le jour 2008-2009, Éditions de Fallois, Paris, 2014




mardi 11 novembre 2014

Ciel, mon ami

      




           " (...) À Abidjan, jamais le ciel n'était bleu. Il était toujours chargé de troupeaux entiers de nuages étalant leurs dégradés de gris plus ou moins profond. Le vent, invisible berger, les emmenait paître de-ci de-là jusqu'à ce qu'ils s'épaississent,  enflent et deviennent de gros cumulus massifs gris-noirs avant de se répandre sur la terre en de violentes pluies tropicales. Cette voûte azur dégagée au-dessus de la gare d'Austerlitz, ce bleu profond balafré par les sillons  blancs des réacteurs des longs courriers... Kassoum découvrait. "

Gauz, Debout-payé, roman. Le nouvel Attila, 2014. (p. 154-155)