à mi-voix
" La nature n'est pas en surface, elle est en profondeur" Paul Cézanne
dimanche 15 février 2026
Cézanne - Le garçon au gilet rouge
jeudi 12 février 2026
À PROPOS D"UNE CARTE ANCIENNE (2)
La carte d’État-Major
Presque un siècle plus tard (1820-1860), à la suite
des cartes des CASSINI, sont réalisées par le génie militaire les cartes dites
d’État-Major (de 1820 à 1860). Elles n’ont pas la clarté ni l’élégance des relevés Cassini, mais
elles sont plus exactes. Elles remettent en place la topographie et soignent
les légendes concernant les lieux qui ont perdurées jusqu’aux nos jours.
Concernant le réseau hydrographique, les ruisseaux sont identifiés avec
la Bionne qui traverse le village désormais érigé en commune depuis
1790, du nord au sud, et qui reçoit sur sa rive droite les eaux du Ruet issu
de l’étang de Bucy. Sur la rive droite de la rivière, au lieu-dit le
Grand Bouland, un trait indique le canal de dérivation qui se dirige vers le
château de la Commanderie.
Pour les
grandes voies de circulation, on observe, au N-W, la route principale qui est
dénommée comme étant la « Route d’Orléans ». Plus bas, la route
franchissant la rivière au « le Min à vent » n’est pas
complétement tracée : elle ne rejoint pas la Route d’Orléans à Rochefort
et vers l’est, elle se perd dans une voie dénommée « Ancienne voie
romaine » et se prolonge vers « les Tertres » et
au-delà vers « Plissay ». Un simple trait dénote un chemin de terre
partant de la voie romaine dessert sur sa droite « la Fauconnerie »
et « les Épouesses ».
Pour la
couverture forestière, on note depuis le nord jusqu’au sud, « les Bois
de Bucy », « la vente des Arches », « le Bois
de la Truie pendue », « la Clarière », « le
Chêne de la volée », « le Chêne brulé », « le
grand Bouland », « le petit Bouland » à la cote 107, et
« les Glands ».
En ce qui
concerne l’habitat, le nom de la commune « Boigny » est
écrit en gras au centre de la carte. En dessous, sont mentionnés « la
Salle Chau » dont le domaine est adossé à la route d’Orléans, « la
Commanderie Chau », le moulin à eau (Min), une construction « la
Caillaudière », « les Tertres », « les Barres »
et « le Poirier Bonneau » avant de franchir la limite sud de
la Commune.
Le
territoire est essentiellement forestier où semblent prédominer les chênes avec
des espaces de culture (comme la Clairière, en souvenir des essartages du
passé), ce qui laisse supposer l’existence de nombreuses fermes dont celles
rattachées aux domaines des châteaux et par conséquent une activité agricole
importante comme Pierre Brûlé, ancien maire de Boigny (1962-1977) la décrit
dans « Boigny au fil des ans » (Cahier N°2 du Patrimoine de
Boigny-sur-Bionne, mai 2007).
lundi 9 février 2026
À PROPOS D'UNE CARTE ANCIENNE (1)
Un grand fleuve : la Loire. Au plus haut de sa boucle infléchissant définitivement son cours vers l’ouest. Sur la rive droite, une ville, Orléans, encore ceinte de ses remparts. Venus de la forêt, au nord, descendant du plateau de Beauce, deux ruisseaux ont dessiné autant de thalwegs et se jettent dans le fleuve.
Des grands axes de circulation
convergent vers le pont de la ville d'Orléans, le seul passage nord-sud d’une rive à
l’autre. Ils viennent de Tours, de Chartres, de Paris, de Pithiviers, de Gien
ou de Bourges, la Sologne traversée.
La carte est le premier canevas
géodésique dressé en 1744 sous la direction de Jacques Cassini dit Cassini II,
second d’une lignée de Cassini, de pères en fils, qui jusqu’en 1852 est à
l’origine des premières cartes précises de la France.
Entourant la ville d’Orléans plusieurs
paroisses sont honorées du nom de saint : Jean (trois occurrences),
Hilaire, Mesmin, Denis, Marceau et Loup. Au-delà, au nord-est, en bordure de la
forêt, trois autres paroisses sont mentionnées : Fleury, Semoy, Boigny et
Marigny. Entre fleuve et forêt, s’observent des espaces de culture de part et
d’autre de deux ruisseaux (non nommés) où dominent la culture de la vigne.
Nous sommes dans la première moitié du
XVIIIème siècle, sous le règne de Louis XV (1725-1774). Boigny est une petite
paroisse de l’Orléanais et plus précisément du Duché d’Orléans, apanage du
second fils du Roi. Deux routes empierrées (selon la légende de la carte),
l’une, venue de Pithiviers et l’autre, plus bas, la route de Gien, limitent les
lieux. La première borde la paroisse au nord-est et s’appuie sur un ruisseau grossi,
rive droite, d’un court ruisseau secondaire issu des étangs de la forêt. Entre
route et ruisseau, un curieux dessin surmonté d’une église attire l’attention.
C’est un vaste enclos avec une chapelle en son centre. Deux dénominations « la
Salle », en lettres grasses (c’est la seigneurerie du lieu) et, en
dessous, « la Commanderie », en lettres simples, désignent cet
ensemble d’où rayonnent, partant de la chapelle, les allées d’un parc ou d’un
vaste jardin. À proximité, un moulin à eau (
) est mentionné. La localisation de « la Caillaudiere » est
notée ainsi, vers l’aval de la rivière, que « le Pt de Boigny ».
En face « la Bretauche » au sud ainsi que « le Poirier
Bonneau » et sa chapelle. Remontant vers le nord, sur la rive droite
du ruisseau, « Gd Boulain » et, rive gauche, « Pt
Boulain ». À quelques toises de là, nous trouvons « les Barres »
et sa chapelle.
Nous achevons ainsi le tour de la
paroisse de Boigny à cette époque. Il faut remarquer l’absence des mentions des
hameaux des Époisses et des Tertres et celle d’un éventuel cheminement
entre la paroisse de Boigny et celle voisine de Trainou passant par les Barres.
lundi 1 septembre 2025
la Loire, un fleuve dont on se méfie
Loin du fleuve
aux crues parfois dévastatrices
perché sur le côteau terminaison du plateau de Beauce
se dresse, rive droite, le village.
L'église en est le point central
samedi 28 décembre 2024
La Chouette
lundi 2 septembre 2024
Quand le regard au jardin s'attache à un détail par un après-midi d'été
Un vieil arbre à l'ombre puissante
mardi 23 avril 2024
Exposition Céramiques à la Collégiale
À l'ancienne Collégiale Saint-Pierre-le-Puellier, Anne Rochette, Laurent Dufour et Michel Gouéry, trois céramistes, investissent ce très beau lieu, la plus ancienne église d'Orléans (XIIème siècle), du 13 avril au 26 mai 2024.
