La carte d’État-Major
Presque un siècle plus tard (1820-1860), à la suite
des cartes des CASSINI, sont réalisées par le génie militaire les cartes dites
d’État-Major (de 1820 à 1860). Elles n’ont pas la clarté ni l’élégance des relevés Cassini, mais
elles sont plus exactes. Elles remettent en place la topographie et soignent
les légendes concernant les lieux qui ont perdurées jusqu’aux nos jours.
Concernant le réseau hydrographique, les ruisseaux sont identifiés avec
la Bionne qui traverse le village désormais érigé en commune depuis
1790, du nord au sud, et qui reçoit sur sa rive droite les eaux du Ruet issu
de l’étang de Bucy. Sur la rive droite de la rivière, au lieu-dit le
Grand Bouland, un trait indique le canal de dérivation qui se dirige vers le
château de la Commanderie.
Pour les
grandes voies de circulation, on observe, au N-W, la route principale qui est
dénommée comme étant la « Route d’Orléans ». Plus bas, la route
franchissant la rivière au « le Min à vent » n’est pas
complétement tracée : elle ne rejoint pas la Route d’Orléans à Rochefort
et vers l’est, elle se perd dans une voie dénommée « Ancienne voie
romaine » et se prolonge vers « les Tertres » et
au-delà vers « Plissay ». Un simple trait dénote un chemin de terre
partant de la voie romaine dessert sur sa droite « la Fauconnerie »
et « les Épouesses ».
Pour la
couverture forestière, on note depuis le nord jusqu’au sud, « les Bois
de Bucy », « la vente des Arches », « le Bois
de la Truie pendue », « la Clarière », « le
Chêne de la volée », « le Chêne brulé », « le
grand Bouland », « le petit Bouland » à la cote 107, et
« les Glands ».
En ce qui
concerne l’habitat, le nom de la commune « Boigny » est
écrit en gras au centre de la carte. En dessous, sont mentionnés « la
Salle Chau » dont le domaine est adossé à la route d’Orléans, « la
Commanderie Chau », le moulin à eau (Min), une construction « la
Caillaudière », « les Tertres », « les Barres »
et « le Poirier Bonneau » avant de franchir la limite sud de
la Commune.
Le
territoire est essentiellement forestier où semblent prédominer les chênes avec
des espaces de culture (comme la Clairière, en souvenir des essartages du
passé), ce qui laisse supposer l’existence de nombreuses fermes dont celles
rattachées aux domaines des châteaux et par conséquent une activité agricole
importante comme Pierre Brûlé, ancien maire de Boigny (1962-1977) la décrit
dans « Boigny au fil des ans » (Cahier N°2 du Patrimoine de
Boigny-sur-Bionne, mai 2007).
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