" (...) À Abidjan, jamais le ciel n'était bleu. Il était toujours chargé de troupeaux entiers de nuages étalant leurs dégradés de gris plus ou moins profond. Le vent, invisible berger, les emmenait paître de-ci de-là jusqu'à ce qu'ils s'épaississent, enflent et deviennent de gros cumulus massifs gris-noirs avant de se répandre sur la terre en de violentes pluies tropicales. Cette voûte azur dégagée au-dessus de la gare d'Austerlitz, ce bleu profond balafré par les sillons blancs des réacteurs des longs courriers... Kassoum découvrait. "
Gauz, Debout-payé, roman. Le nouvel Attila, 2014. (p. 154-155)