mercredi 16 février 2011

nervures


Irrigation
respiration
pénétration
digitations
ramifications
arbuscules raméules
l'arbre dans la feuille

" Nos veines qui brûlaient de tant d'humeurs
Seront cendres, mais pleines de sens,
Poussière seront, mais poussière amoureuse. "

Francisco Gomez de Quevedo, Sonnets amoureux
(Traduction de JJ Dorio)




33 commentaires:

  1. en rutilance
    écartèlement
    de sève
    Comme des nerfs lancés
    à travers le feu

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  2. Chair sanglante
    aux percées de lumière
    veinures d'absinthe

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  3. C'est une feuille de quoi ? Elle est splendide !

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  4. L'arbre dans la feuille ou vice-versa
    La recherche de l'absolu (1900)

    Poussière amoureuse
    aspirée par la lumière
    dansant dans un rayon de lune
    voguant vers un soleil flamboyant
    tournoyant au gré des vents cosmiques

    Merci Jeandler pour ta belle illustration du sonnet amoureux.

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  5. Waouh !!! Je ne vais pas écrire un poème, j'ai juste envie de dire que j'adore !!!

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  6. l'hémostase pour qui aime les stances
    jamais le sang ne cessera de couler
    pour qui veut garder sa prestance
    pas de digitaline ni même de tourmaline
    le seul tour malin c'est celui de ma main

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  7. Que le vice versa au point de nourrir aussi loin
    et dans ces capillaires favoriser le mouillage
    sans ancrage, car il ne s'agit pas de mettre à la cape mais de garder le cap, la tête dépend des jambles et tous ces réseaux ont leurs raisons
    qui vascularisent sans être la risée car du vent mauvais ils essaient de contrer les effets

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  8. Un poème pour l’arbre,
    et la feuille dira
    le chant des sèves.


    Christian da Silva

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  9. Très belle photo, merci aussi pour ces quelques vers de Quevedo, relire ses Sonnets amoureux est toujours un plaisir.
    Bonne soirée.

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  10. Moi non plus je ne ferai pas de poème, mais je tien à dire que je trouve cette photo extraordinaire, l'inversion des couleurs dans la feuille et la lumière!

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  11. Pas sevrée la feuille en redemande
    de l'eau et des vers pour la bonne feuille !
    Que veut d'eau donc celle ci qui inverse sans verser et innerve sans énerver, et les nerfs pas à vif, même rouge .

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  12. Qu'il vase et le bleu de Sèvres s'assortira à merveille dans un ton sur ton tranché, mais j'ai oublié les capillaires qui drainent plutôt qu'ils freinent. Alors il n'y a pas une veine mais des veines (heureusement la déveine ne s'en mêle pas trop.

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  13. J'aime le haïku de nina
    "Un poème pour l'arbre
    Et la feuille dira
    Le chant des sèves"

    J'aime cette image
    Elle est lumière
    Elle est intraveineuse
    Elle trompe la mort
    Jusqu'à sa dernière goutte de sang.

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  14. Prise de vue quasi irréelle ! Quand la nature nous étonne encore.

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  15. Par le vent, nous seront toujours uni ...

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  16. Des veines de sang vert
    Pour alimenter les feuilles
    Une sève de jouvence !

    Biseeeeeeeeeees de Christineeeeee

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  17. > Brigitte, élan vers la lumière
    arborescence
    un voile tendu
    assoiffé d'énergie.

    > Maria, la lumière captée
    apprivoisée
    le rouge et le vert.

    > Docteur Lafolia,
    au secours!
    Aux dernières nouvelles,
    tout va pour le mieux! Merci.

    > Pastelle, une feuille de rhubarbe
    en sa prime jeunesse!

    > Tilia, la réciproque est vraie
    une image constructive
    par addition.

    > Mathilde, quelques mots valent plus bien souvent que mots en pléthore.

    > Thierry, tentaculaires le tentation est grande
    arbusculaires mais non crépusculaires
    ramifications en touts genres
    une main fertile
    écartant ses doigts
    s'allongeant
    appréhendant le monde

    > Nina, l'arbre aux mille poèmes
    à tout vent
    les chantant.

    > Araucaria, les mots du poète irriguent nos âmes.

    > Fardoise, le photographe couché dans l'herbe dévoilant les dessous de la belle ...

    > Thierry, insatiable, la feuille, de lumière et d'eau... veines et capillaires, trachées et trachéoles, jusqu'aux extrémités, la feuille en redemande.

    > Monique, un très bel haïku de Nina en l'honneur des sèves, l'eau venue ici se charger de sucres et d'envies.

    > Gicerilla, bien réelle la feuille, le dessous des choses, une alchimie à peu de frais.

    > Pat, le vent nous transporte et nous unit, confronte, mélange les cultures. Les poussières amoureuses mêlées.

    > Christineeeee, chaque jour, comme tu le soulignes, une cure de jouvence. La forme et la fonction. la feuille , organe de vie.

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  18. Je partage ces mots du poète , je pense que le but de toute existence humaine, animale ou végétale est de nourrir l'âme des étoiles

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  19. Mille petits ruisseaux
    jusqu'au fleuve
    et le fleuve à la mer

    Magnifique photo, couleurs, lumière... La Vie !

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  20. Une photo qui véhicule la vie et combien superbe est la poussière amoureuse ...

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  21. > Ulysse, ne sommes-nous pas fait de la poussière des étoiles ?

    > Danièle, une image de delta d'où tout diverge et se disperse, drainant le plus grand espace possible.

    > Ariaga, l'épanouissement de la vie et son terme. Entre ces deux extrêmes, le passage...

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  22. La photo est tombée en poussière, elle a disparue

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  23. > Gérard, le réel comme le virtuel, tout disparaîtra, impalpable poussière primitive.

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  24. j'attends toujours un retour de veines, non pas que je sois sujet à la contension , mi même assez chanceux pour donner dans la contorsion, mais il est bon de faire le tour du circuit quand la boucle est bouclée

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  25. > Thierry, tu rêves d'avoir la veine de triompher sans peine et, sur ta lancée, de faire un tour d'honneur...

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  26. on dirait un arbre en plein automne ...
    c'est trés joli !
    bonne soiree Pierre

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  27. miracle les nervures sont là présentes

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  28. Les veino toniques sont ils pour les personnes sur le retour, d'âge ou d'ailleurs il faut bien faciliter les choses à défaut de remonter dans les sondages.

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  29. > Laurence, l'automne tel que tu le rêves ?

    > Gérard, ne nous énervons pas ! Elles sont là, bien apparentes, emplies d'un sang généreux.

    > Thierry, la circulation sans agent que la nécessité de l'évaporation-transpiration; la poussée des sèves, une irrigation sans défaut.

    > Lautreje, dans le sillon, le grain ne meurt.

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  30. Pour irriguer mon vaisseau
    il faut construire en faisceau
    et ramifier à l'infini
    autant que faire se peut
    les capillaires font jouer Jurin
    et sans jurer l'ascencion des colonnes de liquides n'est du qu'à linteraction
    avec les parois solides
    mouillabilité d'une part et angle de raccordement
    et puis cette force qui plus surement
    contre la gravité et pousse dans ces retranchements

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  31. > Thierry, pas seulement en montée mais aussi en descente. Un va-et-vient, sève brute et sève élaborée. Le corps végétal irrigué et nourrit. La feuille, le lieu de cette métamorphose. La loi Jurin mise en défaut: le phénomène n'est pas seulement physique mais biologique donc actif, une pompe demandant et consommant de l'énergie.

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