Un grand fleuve : la Loire. Au plus haut de sa boucle infléchissant définitivement son cours vers l’ouest. Sur la rive droite, une ville, Orléans, encore ceinte de ses remparts. Venus de la forêt, au nord, descendant du plateau de Beauce, deux ruisseaux ont dessiné autant de thalwegs et se jettent dans le fleuve.
Des grands axes de circulation
convergent vers le pont de la ville d'Orléans, le seul passage nord-sud d’une rive à
l’autre. Ils viennent de Tours, de Chartres, de Paris, de Pithiviers, de Gien
ou de Bourges, la Sologne traversée.
La carte est le premier canevas
géodésique dressé en 1744 sous la direction de Jacques Cassini dit Cassini II,
second d’une lignée de Cassini, de pères en fils, qui jusqu’en 1852 est à
l’origine des premières cartes précises de la France.
Entourant la ville d’Orléans plusieurs
paroisses sont honorées du nom de saint : Jean (trois occurrences),
Hilaire, Mesmin, Denis, Marceau et Loup. Au-delà, au nord-est, en bordure de la
forêt, trois autres paroisses sont mentionnées : Fleury, Semoy, Boigny et
Marigny. Entre fleuve et forêt, s’observent des espaces de culture de part et
d’autre de deux ruisseaux (non nommés) où dominent la culture de la vigne.
Nous sommes dans la première moitié du
XVIIIème siècle, sous le règne de Louis XV (1725-1774). Boigny est une petite
paroisse de l’Orléanais et plus précisément du Duché d’Orléans, apanage du
second fils du Roi. Deux routes empierrées (selon la légende de la carte),
l’une, venue de Pithiviers et l’autre, plus bas, la route de Gien, limitent les
lieux. La première borde la paroisse au nord-est et s’appuie sur un ruisseau grossi,
rive droite, d’un court ruisseau secondaire issu des étangs de la forêt. Entre
route et ruisseau, un curieux dessin surmonté d’une église attire l’attention.
C’est un vaste enclos avec une chapelle en son centre. Deux dénominations « la
Salle », en lettres grasses (c’est la seigneurerie du lieu) et, en
dessous, « la Commanderie », en lettres simples, désignent cet
ensemble d’où rayonnent, partant de la chapelle, les allées d’un parc ou d’un
vaste jardin. À proximité, un moulin à eau (
) est mentionné. La localisation de « la Caillaudiere » est
notée ainsi, vers l’aval de la rivière, que « le Pt de Boigny ».
En face « la Bretauche » au sud ainsi que « le Poirier
Bonneau » et sa chapelle. Remontant vers le nord, sur la rive droite
du ruisseau, « Gd Boulain » et, rive gauche, « Pt
Boulain ». À quelques toises de là, nous trouvons « les Barres »
et sa chapelle.
Nous achevons ainsi le tour de la
paroisse de Boigny à cette époque. Il faut remarquer l’absence des mentions des
hameaux des Époisses et des Tertres et celle d’un éventuel cheminement
entre la paroisse de Boigny et celle voisine de Trainou passant par les Barres.
chic, j'ai suivi le cours du fleuve et la leçon ce qui me donne le plaisir de te saluer
RépondreSupprimerMerci? Une toute petite partie de son cours : La Loire coule sur plus de 1 000 km !
SupprimerAhh plaisir de cette page d'histoire géographique aussi Ah !! Ces Orléans!! et l'éternel second et c'est avantages compensatoire et ces exils selon l'humeur
RépondreSupprimerOrléans ville principale du Duché mais sans résidence princière : Blois lui ayant vol" la place.
SupprimerCharles d'Orléans, le poète, prisonnier des Anglais pendant 20 ans !
SupprimerDésolée Pierre pour les fautes de frappes suis sur mon smartphone
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