Retournons une fois encore vers la Collégiale Saint-Aignan qui présente en ses murs tous les stigmates mêlés de l'histoire de la ville depuis le siège d'Attila (en 451) ! Ravagée par les crues du fleuve, démolie volontairement et reconstruite on ne sait combien de fois, pillée par les Normands, incendiée en 989, ravagée lors de la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion, etc.
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Ce qui nous intéresse ici, aujourd'hui, c'est un trésor caché que la Collégiale recèle en son sol. Une crypte ou église basse. Construite sous Robert le Pieux pour y recevoir les reliques du Saint et consacrée le 14 juin 1029.
Elle n'a été redécouverte qu'en 1950.
Elle est composée de deux parties : le martyrium (à gauche) qui renfermait les reliques du Saint, séparé par un mur d'une véritable église souterraine présentant un large déambulatoire à cinq chapelles rayonnantes.
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On accédait à cette église basse depuis l'église haute par deux couloirs latéraux en pente douce.
C'est lors de la construction de l'église supérieure, au XIè siècle, que l'église basse a été remaniée et en partie comblée pour assurer l'assise de la construction nouvelle. Les piliers de la grande salle et leurs chapiteaux ont été alors noyés dans une maçonnerie. Des ouvertures pratiquées récemment dans ces enrobages permettent d'admirer partiellement les chapiteaux en leur native (et primitive) beauté. On peut les qualifier de pré-romans.
C'est une des plus vaste crypte connue de cette époque et conservée en l'état, en Europe.