Une toile pour un portrait de dimensions modestes (79,5 x 64 cm) de couleurs claires et pures(le gilet rouge),manière aquarelle. Le garçon est accoudé à une table devant une page blanche. Son dos est massif, le bras droit singulièrement étiré, comme disproportionné, la main exactement à l'aplomb du coude du bras gauche replié, la tête s'appuyant sur la main, équilibrant de façon surprenante la composition, la rendant harmonieuse.
Le corps de l'enfant s'inscrit dans une perspective fuyante. La plage médiane de la toile s'élargit progressivement vers le haut, jusqu'au mur du fond souligné d'un trait énergique et sombre, formant comme un triangle de lumière, en opposition aux teintes sombres du mur de gauche et celles de la table à droite où est posée la feuille blanche immaculée. Cette perspective de lumière oblige le regard depuis l'angle gauche, en bas, à remonter jusqu'au visage tout en douceur de l'enfant focalisant ainsi le sujet principal du tableau.
Un portrait en survol. Le corps de l'enfant penché, presque alangui, s'inscrit ainsi dans la diagonale du tableau. L'enfant est surpris par le peintre dans un moment rêveur, le temps suspendu, le temps de la réflexion avant de saisir un crayon et de s'atteler à son devoir.
Le garçon au gilet rouge (1888-1889). Fondation et Collection Emil G. Bûhrle.
Exposition à Bâle (Suisse), à la Fondation Beyeler, jusqu'au 25 mai. Un bel article de Harry Bellet : "À Bâle, les illuminations du vieux Cézanne", in Le Monde des 8 et 9 février 2026.

Belle étude. Et souvenir effectivement de chaque détail construit par le peintre pour en arriver à une harmonie parfaite ayant une âme
RépondreSupprimerMerci Pierre
oui belle étude et qui me permet de retrouver furtivement un lien avec toi maintenant que Facebook m'a banie
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