Ô vieil arbre tremblant dans ton écorce grise !
Sens-tu couler encor une sève qui grise ?
Les oiseaux chantent-ils sur tes rameaux gercés ?
Moi, je suis un vieil arbre oublié dans la plaine;
Et, pour tremper l'ennui dont ma pauvre âme est pleine,
J'aime à me souvenir des nids que j'ai bercés.
Georges Brassens, À un vieil arbre
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